Pour l'écrivain, la page blanche.
Le bâtisseur, les plans.
Le comédien, les trois coups.
Le voyageur, le quai de gare.
Quand on n'est que frissons et craintes, rêve et anticipation. Quand on peut encore s'attendre à tout, le pire et le meilleur. Tout sauf la déception, tout sauf le contrecoup, tout sauf l'écoeurement. Ou pire: la satiété. Ce qui arrive après.
Alors vive l'avant. Tous les avants. Les avant-goût, les avant-gardes, les avant-centres, les avant-premières, les avant-postes, les avant-propos. Voilà. A vous qui concourez pour un prix: le plus beau dans la course, c'est pas le podium, les fleurs ou le maillot jaune. C'est toujours, toujours la ligne de départ. (d'apès Julie Huon)
Cette ligne de départ, c'est l'endroit où tout est encore possible, sauf renoncer, sauf la marche-arrière. Rien que l'avant et sa multitude de possibilités.
"Hoger dan de werkelijkheid staat de mogelijkheid" (Heidegger)
En die werkelijkheid, naar Nepal trekken voor 5 maand lang, heeft ontelbare mogelijkheden. 2 januari en het is zover. Ik vlieg niet weg, maar ergens naartoe. Naar een vuurdoop met een shelter voor straatkinderen, naar de ervaring van alleen op reis, naar de vredevolle boeddhistische sfeer van de Himalaya,... mijn eigen ster achterna.